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Le vélo au quotidien

À pied à vélo, bien dans ma ville

Ces deux journées d’échanges des 21 et 22 septembre ont permis de découvrir les conditions de déplacements des piétons au sein de la métropole de Dijon et d’échanger sur la situation de la marche à l’échelle nationale. Retours sur ces Rencontres soutenues par Dijon métropole, Une voirie pour tous/CEREMA, l’Ademe ou encore la Fédération Française de la randonnée pédestre avec l’appui des étudiants de l’Université de Bourgogne. 
 

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La journée du 21 septembre intitulée “Le retour de la marche en ville” a débuté par une présentation des résultats nationaux et dijonnais du Baromètre des villes marchables. Dijon affiche un score de 11,4/20, une note plutôt favorable qui s’explique par plusieurs aspects positifs : centre-ville piétonnier, proximité des espaces verts, réduction de la pression automobile suite à l’arrivée du tramway en 2012, etc. Toutefois, les répondants sur la ville de Dijon indiquent comme priorité - à un degré plus important que la moyenne nationale - de réserver les trottoirs aux déplacements à pied .

Des pistes d'amélioration
Les pistes d’amélioration des conditions de déplacement des piétons existent toutefois à Dijon et ont été rappelées par Christian Germain, correspondant local de Rue de l’Avenir : lutter contre l’encombrement des trottoirs, accentuer la végétalisation du cœur de ville, résoudre les points noirs de conflictualité entre cyclistes et piétons, etc. 
Les propositions du collectif Place aux Piétons – regroupant Rue de l’Avenir, la Fédération Française de Randonnée Pédestre et 60 millions de Piétons – ont été énoncées, dans la lignée de la présentation faite lors des premières Assises nationales de la marche en ville, en septembre 2021 à Marseille. L’intégralité des propositions sont à retrouver ici. 

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Regards croisés et marches exploratoires
Avant la pause déjeuner, une séquence a permis de croiser les regards sur la marche en ville : prise en compte du handicap et des conditions de déplacement à pied des personnes à mobilité réduite, complémentarité de la marche avec les autres modes de déplacement, développement de la marche dans un territoire périurbain, etc. 
Le reste de la journée a été consacré à des marches exploratoires, menées par les étudiants de l’Université de Bourgogne. Les participants se sont répartis en plusieurs groupes, découvrant les différents points d’intérêt de la ville sous le soleil dijonnais. Une restitution – dans la très belle salle de Flore du Palais des ducs de Bourgogne - portée par les étudiants est venue rendre compte d’éléments intéressants relatifs à la marchabilité de la ville de Dijon. 

Des territoires en marche
La seconde journée avait pour thème “des territoires en marche !” et a donné la parole aux collectivités de Strasbourg et d’Aix-les-Bains, toutes deux adhérentes au Club des villes et territoires cyclables et marchables. Deux communes de tailles différentes mais toutes deux investis sur le sujet de la marche. Des retours d’expérience qui se sont prolongés grâce à la présentation de projets dans les bourgs et les villages par le CAUE Côté d’Or et grâce à des échanges avec la salle dans laquelle se trouvaient élus, techniciens et membres associatifs. Une séquence, dans laquelle sont intervenus l’Ademe et l’Onaps, s’est ensuite penchée sur les différents leviers mobilisables pour changer de comportements et faire grandir la place des mobilités actives dans nos déplacements quotidiens. Le Cerema est également venu présenter le rôle des plans piétons qui se multiplient en France et feront l’objet d’une présentation plus détaillée dans le cadre d’un webinaire co-organisé avec le Club, jeudi 13 octobre. 

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Les perspectives au niveau national
Thierry du Crest, chef de la mission vélo et marche au sein de la Direction générale des infrastructures, des transports et des mobilités (DGITM) rattachée au ministère de l’Ecologie, a dressé des perspectives pour la marche au niveau national, au lendemain de l’annonce par la Première ministre d’un nouveau Plan Vélo. Centré sur la petite reine, ce Plan ne fait néanmoins pas l’impasse sur la marche, indiquant, comme priorité numéro un : "Faire du vélo et de la marche une alternative attractive à la voiture individuelle pour les déplacements de proximité et combiné aux transports collectifs pour les déplacements de plus longues distances". Nathalie Koenders, vice-présidente de Dijon Métropole en charge des déplacements doux et du plan vélo, a inauguré l’après-midi en présentant la situation dijonnaise et l’actualité politique liée à la marche sur ce territoire. Plusieurs ateliers ont ensuite été proposé aux participants afin de réfléchir collectivement sur des thématiques : politiques de mobilité dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville, complémentarité des transports en commun, marche et vélo dans une politique globale de mobilités, partage de l’espace public, etc. 
 
Pour aller plus loin

> Retrouver les présentations des intervenants  

> Rendez-vous est désormais donné aux Rencontres nationales du Club, jeudi 10 novembre prochain, pour prolonger ces débats